On emploie une teinture pour changer la couleur
d'une surface, ce qui a souvent pour effet de faire ressortir la beauté
et le grain du bois. C'est la pre-mière étape du procédé
de finition après le blanchissage.
La teinture s'emploie pour apparier la teinte des bois de couleurs pâles
à celle de la coloration prédominante ainsi que pour changer
la couleur d'un objet entier. Les coulées de sève de couleur
plus pâle qu'on remarque dans certains bois, tels que le noyer
peuvent être teintes pour s'apparier au bois de coeur, qui est
de couleur plus foncée. Des bois qui se vendent à bon
compte peuvent être teints de façon à ressembler
au noyer ou à d'autres bois d'un coût élevé.
Le noyer, le cèdre "le cerisier" ont leur propre coloration
naturelle et point n'est besoin de les teindre.
La coloration antique brun orangé est celle qui s'emploie le
plus. Une très petite quantité d'orangé ajoutée
à toute teinture brun moyen produit la coloration érable
antique.
L'objet est teint et on y applique une couche de bouche-pores constituée
de gomme laque orangée diluée. On applique ensuite la
teinture à essuyer et on l'essuie, ce qui donne l'aspect antique.
On ajoute ensuite d'autres couches de fini pour épaissir l'enduit
On peut se procurer une foule de teintures spéciales de couleurs
différentes. Elles se divisent en quatre groupes: celles qu'on
dissout dans l'eau, celles qu'on dissout dans l'huile, celles qu'on
dissout dans l'alcool et celles qui ne relèvent pas le grain
du bois.
La teinture à l'eau pénètre on profondeur, donne
une meilleure transparence, a moins tendance à s'affadir et ne
passe pas dans les couches de fini. Elle ne relève pas le grain
et elle est difficile à appliquer, au pinceau ou par essuyage,
sans laisser de stries.
Les teintures à l'huile se classent ordinairement on teintures
à pigments, ou à essuyer et les teintures d'Imprégnation
(solubles dans le benzol, le naphte ou la térébenthine).
On peut les acheter on poudre ou prémélangées .
Les teintures à l'huile d'imprégnation s'emploient souvent
pour colorer les bouche-pores à bois. Une solution diluée
contenant à la fois le bouche-pores et la teinture s'applique
parfois par frottage sur le bois pour teindre les bois et obturer les
pores on une seule étape. Pour une finition des plus soi-gnées,
on ne recommande pas de procéder de cette façon, du fait,
principalement, que la teinture à l'huile pénètre
ordinairement moins facile-ment le bois que les nombreuses autres teintures.
Les teintures à l'huile ne relèvent pas le grain du bois
et sont d'application relativement facile pour l'obtention d'une couleur
uniforme. Tout surplus de teinture doit être enlevé car
il a tendance à couler. Les teintures pig-mentées (à
essuyer) sont supérieures aux teintures d'imprégnation
car elles s'affadissent moins.
Appliquez une couche d'huile de lin bouillie à tout le grain
d'extrémité exposé avant de teindre, car de cette
façon, vous obtenez une coloration uniforme au moment d'appliquer
la teinture.
Les teintures à alcool comprennent surtout les teintures à
l'aniline solubles dans l'alcool. Elles sont difficiles à appliquer
uniformément, s'affadissent rapidement au soleil, coulent et
passent à travers la plupart des finis. Comme elles pénètrent
facilement le bois, on les emploie couramment pour retaper de vieux
meubles.
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La plupart des matériaux utilisés
pour boucher et obturer les pores du bois s'emploient à l'étape
de la finition.
Après le ponçage à fond, et même après
l'application de la teinture quand on le désire, l'opération
la plus importante pour obtenir un excellent fini qui ait suffisamment
de corps sur les bois à grain ouvert, est l'application d'un
bon bouche-pores. Il ne s'agit pas là d'une couche de fini mais
plutôt d'un produit qui sert à obturer les pores du bois.
Le bouche-pores est un produit constitué de silex, d'une silice
de quartz pulvérisée et additionnée d'un agent
siccatif, d'un solvant (diluant) ainsi que d'un véhicule. Le
silex et l'huile de lin bouillie étaient autrefois les principaux
ingrédients des bouche-pores. On y a ajouté par la suite
de petites quantités de siccatif à la laque japonaise
ainsi que de la térébenthine, et la farine de bois est
venue remplacer le silex, de sorte qu'on a obtenu un genre différent
de bouche-pores.
Les bouche-pores à bois se présentent à l'état
de pâte ou de liquide. Le bouche-pores en pâte sèche
lentement à cause de l'huile de lin qu'il contient. On peut le
diluer à l'huile de lin ou à la térébenthine,
mais il faut le laisser sécher de douze à quarante-huit
heures, selon la teneur en huile, avant d'appliquer la couche d'apprêt.
L'huile a tendance à se répandre et sert de lubrifiant
lors de l'application du bouche-pores, en plus de contribuer à
rehausser la coloration naturelle du bois.
La couche d'apprêt à la gomme laque est la plus appropriée
à appliquer sur ce genre de bouche-pores à l'huile car
les apprêts au vernis laque ont tendance à se fendiller
et à prendre une texture type "pelure d'orange. si le bouche-pores
n'est pas parfaitement sec. Certains artisans préfèrent
appliquer une couche dilué, de gomme laque (1 partie de gomme
laque pour 6 à 7 parties d'alcool) avant de boucher les pores
des bois qui ont des pores exceptionnellement larges, comme l'acajou
et le frêne.
Les bouche-pores en pâte mis au point récemment sèchent
très rapidement à cause des véhicules de
produits qui sont à base de résines synthétiques.
Un diluant tout usage qui convient bien pour la plupart de bouche-pores
est le naphte utilisé par les fabricants de vernis et les peintres.
Un temps de séchage minimal de deux heures est recommandé
selon les diluants utilisés pour la pâte ou le liquide.
Le bouche-pores liquide se fabrique ordinairement à partir de
vernis peu coûteux et d'une petite quantité de silex. On
l'emploie souvent pour les morceaux d'un prix peu élevé
qui sont faits de bois à grain modérément serré
Le bouche-pores en pâte à consistan-ce faible donne ordinairement
les résultats les plus satisfaisants.
Il est fortement recommandé de se conformer à la marche
à suivre indiquée ici pour boucher les pores de bois aux
couleurs naturelles ou teintes:
1. Appliquez une couche de gomme laque diluée sur la teinture
ou sur les bois à coloration naturelle et à pores larges
(frêne, chêne, acajou) avant de procéder à
l'application du bouche-pores.
2. Diluez le bouche-pores de façon à le rendre à
la consistance appropriée à son utilisation. Colorez-le
ou teintez-le au besoin. Ainsi, le bouche-pores teint en blanc fait
ressortir la beauté du grain du chêne et du frêne
3. Appliquez le bouche-pores dans le sens du grain à raison d'un
à deux pieds carrés, ou d'un élément entier
d'un objet, à la fois .Utili-sez à cette fin un chiffon
ou un pinceau.
4. Laissez le bouche-pores sécher jusqu'à ce qu'il prenne
un aspect mat. Ne laissez pas le bouche-pores sé-cher sur le
dessus des surfaces de bois car il durcit et il faut souvent racler
et poncer pour l'enlever.
5. Frottez le bouche-pores transver-salement au grain en utilisant du
jute, des chiffons grossiers ou la paume de la main. Appliquez suffisamment
de pression pour pousser le bouche-pores jusqu'au fond des trous. Le
bouche-pores qui n'occupe que la portion supérieure des pores
peut s'af-faisser ou se détacher une fois qu'il sera sec, tout
particulièrement lors de la finition au pinceau. L'air retenu
au fond des pores non parfaitement obturés peut s'échapper
à travers le fini et entraîner la formation de bulles et
d'ampoules dans les couches de fini-tion de la surface.
6. Frottez les surfaces planes trans-versalement au grain on utilisant
du jute propre ou des copeaux filamen-teux (laine de bois). Cela a pour
effet d'enlever le gros de l'excédent de bou-che-pores en plus
de pousser le pro-duit plus avant dans les pores .
7. Enlevez le surplus de bouche-pores de tous les angles à l'aide
d'un
chiffon, d'un bâtonnet ou d'une spatule à mastiquer .
8. Utilisez de l'étamine ou un autre tissu doux pour essuyer
suivant le sens du grain, enlever les stries de même que tout
surplus de bouche-pores à la surface .
9. Laissez le bouche-pores d'obtu-ration sécher complètement
avant de procéder aux autres travaux de finition.
Les bois à grain serré n'ont pas besoin d'être enduits
d'un bouche-pores. Il faut cependant y appliquer une couche d'apprêt
qui permette de constituer la couche de fini. Sur les bois à
grain ouvert, il faut appliquer une couche d'apprêt une fois le
bouche-pores frot-té au préalable.
On applique une ou plusieurs couches d'apprêt. Elles empêchent
le coulage des teintures ou des bouche-pores et obturent (ferment) les
pores et les fibres, ce qui constitue une bonne base pour les couches
de finition subséquentes. A titre de première couche de
finition, les apprêts empêchent l'absorption d'humidité
ainsi que l'absorption des autres couches de finitions.
Comme les matériaux à base d'huile ont tendance à
couler, il convient d'utiliser un apprêt de type gomme laque sur
toutes les teintures à base d'huile ainsi que sur les bouche-pores.
Il faut laisser sécher une telle couche d'apprêt durant
au moins deux heures. Les apprêts au vernis doivent être
laissés à sécher au moins durant une nuit avant
le ponçage.
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Les premiers travaux de vernissage au tampon
semblent dater du milieu du XVIIIe siècle, soit vers le fin du
règne de Louis XV (1710-74).
Le vernis au tampon est employé pour les travaux en bois de pores
fins, tel que le noyer, l'ébène, l'érable , le
cerisier.
Il n'est pas à conseiller de polir les bois de chêne, leurs
pores sont trop grands pour ce travail délicat.
Le vernis au tampon se fait en trois opérations : Le
remplissage, la recharge et l'éclaircissage.
Les travaux à vernir au tampon doivent être d'une fabrication
impeccable et d'un fini parfait.
Ils seront poncés au papier de verre très fin avant de
commencer le vernissage, il sera brossé à la brosse souple
et passé au chiffon poisseux. ( à suivre)
A.Outils et matières premières
nécessaires.
Le tampon
:Il est fait au moyen d'un morceau de tissu tricoté (vieux bas)
que l'on ramasse sur lui-même pour former une boule, de la grosseur
d'une petite pomme. Ce tampon est recouvert d'un morceau de lin usagé.
Il se conserve dans une boîte métallique.
Le coton à vernir
: sert pour le vernissage des moulures et
sculptures. Il est fait de vieux chiffons défilés.
Le Buffle
: se compose d'une bande de feutre d'environ 6cm de largeur, que l'on
roule très serrée, pour former un cylindre d'environ 5
à 6 cm de diamètre.
On laisse tremper celui-ci pendant plusieurs mois dans de l'huile de
lin et puis sécher complètement.
Il servira à buffler les surfaces vernies après la première
et deuxième couches. Pour cette opération on met quelques
gouttes de vaseline sur le buffle et on saupoudre avec de la ponce très
fine, ensuite on frotte.
L'alcool : on emploie
l'alcool éthylique dénaturé à 95°. La
bouteille sera d'une contenance de 1/2L. dans le bouchon on fait une
petite rainure pour en faire un goutte à goutte.
Le vernis :est un
mélange d'alcool éthylique et de gomme laque, environs
200gr de gomme laque pour un litre d'alcool.
Boîte à ponce : la ponce en
poudre qui sert à remplir est mise dans une petite boîte
dont le couvercle est percé de petits trous, on s'en sert comme
d'une salière.(vous pensez à la même chose que moi
)
La " popote "
: désigne un mélange d'eau acidulé à 10°
et de tripoli en poudre. Elle sert au dégraissage du travail
avant l'éclaircissage.
Le tripoli :est une
substance minérale jaune à grain très fin. Il est
employé pour dégraisser pendant l'opération d'éclaircissage.
La pierre pourrie :Utilisé
pour le ponçage fin, son nom vient de l'odeur désagréable
qui en émane.
Benjoin : Résine
de différents arbres d'Asie tropicale, également utilisé
en pharmacie et en parfumerie.
Le chiffon poisseux :
morceau d'étamine (étoffe peu sérrée) traité
chimiquement. Il retient les particules de laine de d'acier, les saletées,
les charpies et les sciures que le tissu ordinaire sec ne retient pas.
Pour le réaliser vous-même, utilisez un morceau de coton,
imbibez-le d'eau chaude, tordez-le légèrement et versez-y
quelques gouttes de térébenthine et 2 petites cuillères
de vernis. Il faut le garder dans un bocal hermétique et ajouter
régulièrement quelques gouttes d'eau et de térébenthine.
B.Exécution du vernissage au tampon:
Les pièces à vernir seront huilées à l'huile
de vaseline puis poncée au moyen de papier de verre très
fin, même usé( frottez deux feuille l'une contre l'autre),
puis on essuiera la surface avec un linge pour enlever l'excédent
d'huile.
1.Le remplissage :
Pour ramollir, on saupoudre le bois de ponce en poudre fine que l'on
tamponne de la façon suivante :
Le tampon de laine est arrosé d'alcool à vernir et malaxé
bien complètement jusqu'à ce que toute sa masse soit régulièrement
mais légèrement humide. Quelques gouttes de vernis gomme
laque sont ajoutées ( 5 à 6), puis on malaxe à
nouveau entre les doigts pour avoir un mélange homogène.
Enfin le tampon de laine est formé en boule, et sur la partie
qui semble la plus lisse et qui sera appliquée sur le bois, on
ajoute en les étalant avec le doigt deux ou trois gouttes d'huile
de vaseline. Ce tampon est alors recouvert avec la grosse toile de lin.
Pour s'assurer qu'il est humide sans excès, on le tape sur la
paume de la main gauche, et immédiatement après, on frotte
en appuyant énergiquement sur le bois en faisant des ronds et
des huit, pour faire rouler et pénéter la poudre de ponce
dans les pores du bois.
Il faut pratiquer de telle sorte qu'il n'y ait qu'une très faible
proportion de vernis dans le bois en commençant, pour laisser
toujours à la ponce, qui est un corps dur et insoluble, le soin
de constituer un fond inaltérable à l'action de l'air
et aux changements de température.
C'est pour cette raison que, si l'on fait usage d'huile de lin, il faut
mettre aussi peu que possible car l'huile qui se trouve dans le bois
se rétracte en séchant et fait tirer le vernis.
Après avoir donné deux ou trois tamponnées qui
auront pour ainsi dire imperméabilisé le bois, on peut
faciliter la marche du tampon en augmentant la quantité d'huile
de vaseline sur la toile.
Il est important de ne pas mettre trop d'alcool à la fois dans
le tampon.
Au fur et à mesure que l'on frotte le tampon, on entretient l'humidité
de celui-ci avec l'alcool, et l'on continue d'ajouter quelques pincées
de ponce .
Dès que le bois commence à se boucher, à prendre
une teinte plus douce et même briller légèrement
on modère l'addition de la ponce et de l'alcool, en ajoutant
un peu de vernis et toujours quelques gouttes d'huile.
Il faut avoir bien soin, et j'insiste particulièrement sur ce
point, chaque fois que l'on mouille le tampon, de bien le malaxer en
le pressent entre les doigts.
Bien entendu, on relève toujours la toile du tampon pour verser
l'alcool et le vernis dans la laine. La toile sert de filtre et de régulateur.
Après avoir bien rempli le bois, on le charge une première
fois en vernis, de façon que l'ensemble du travail soit régulièrement
brillant de vernis et non pas d'huile.
On aura soin de passer le tampon légèrement sur les parties
éminentes, et les bords, alors que l'on appuiera fortement sur
les plats, quoique en principe, il faille, d'une manière générale,
appuyer bien énergiquement sur le tampon, surtout pendant le
remplissage, afin d'étendre régulièrement le vernis,
de le faire pénétrer dans le bois, sans laisser à
sa surface des amas de ponce.
On facilite cette tâche en ajoutant constamment quelques gouttes
d'huile de vaseline sur le travail.
Le remplissage étant terminé et le bois légèrement
chargé de gomme laque, il faut laisser le travail sécher
; on dit que le vernis " se repose ".
24h après, plus si l'on peut, on procède à une
deuxième opération, qui a pour but de charger la surface
en vernis.
Il est recommandé d'espacer le plus longtemps possible les différentes
opérations du vernissage, car plus le vernis est fait lentement,
meilleur il est.
2.Rechargeage :
Avant de commencer à recharger en vernis, on examine bien soigneusement
le travail et on recherche les défauts qu'il peut y avoir ; il
faut se rendre compte s'il y a des fibres levées, auquel cas
on buffle les parties qui en ont besoin , il faut voir s'il ne s'est
pas déclaré des gerces dans le bois, gerces que l'on recollera
ou que l'on réparera.
S'il y a des incrustations métalliques, elles seront nettoyées,
et on leur donnera un peu de brillant en les polissant avec un mélange
de terre pourrie bien fine et de l'huile.
Quelques tamponnées de vernis seront données sur les parties
qui ont été retouchées et où le vernis a
pu être légèrement altéré, à
seule fin de mettre l'ensemble du travail au même degré
de remplissage et de brillant.
Si cela est possible, on laissera sécher cette mise au point
pendant quelques heures.
On recommence alors à tamponner avec un mélange d'alcool
et de vernis dans le tampon, en saupoudrant légèrement
de ponce de façon à compléter le remplissage, car
la première couche pourra s'être retirée pendant
le séchage.
Il ne faut pas craindre d'ajouter constamment quelques gouttes d'huile
de vaseline sur le travail, huile que l'on répartit du bout des
doigts sur l'ensemble du vernis pour que le tampon en rencontre un peu
partout sur son passage, ce qui l'empêchera de coller.
Si l'on constate une petite inégalité dans la répartition
du vernis il faut mouiller le tampon, d'alcool seulement ; bien le malaxer
et ensuite travailler la surface vernie très énergiquement,
jusqu'à ce que les défauts que l'on avait constaté
aient disparu.
Si l'excès de vernis est trop fort par endroits, on passe le
buffle. A ce degré du travail, on voit le vernis "
fumer ", c'est-à-dire que chaque passage du tampon fait
un brouillard sur le vernis, brouillard qui disparaît presque
aussitôt, absolument comme une fumée dans l'air ; cela
est produit par l'évaporation rapide de l'alcool.
On termine par un coup de tampon, en long de préférence,
et on le laisse à nouveau sécher, pour terminer 24h après
par l'éclaircissage.
Il faut éviter de trop charger en vernis, car la teinte du bois
de se trouverait dénaturée par la couleur de la gomme-laque.
3.Eclaicissage :
Comme son nom l'indique, cette opération a pour but de rendre
le vernis " clair ", c'est-à-dire de le débarrasser
de toutes les traces de tampons qui sont dessus après la deuxième
couche de vernis.
Ces traces sont toutes dues (si les opérations précédentes
ont été bien faites) à l'huile dont on c'est servi.
Supposant un travail bien préparé, il faut commencer par
l'essuyer avec un chiffon sec pour le débarrasser de ses poussières,
puis avec la paume de la main, on passe rapidement quelques gouttes
de popote, ou simplement de l'eau acidulée
avec du vinaigre, et on essuiera le tout.
On constate à ce moment qu'il subsiste dans le vernis des traînées
grises, dues à l'huile qui est restée bien adhérente
dans le vernis. Pour éclaircir ce vernis, on le travaille avec
un tampon dit " à éclaircir ", contenant exclusivement
de l'alcool en petite quantité, et un peu d'huile sur le linge
qui le recouvre ;
Il faut tamponner franchement, en mouillant peu à la fois, pour
ne pas détremper le vernis de fond, et lorsqu'au bout de quelques
minutes, suivant l'importance du travail, l'on sent que le tampon marche
bien, c-à-d qu'il fume bien régulièrement sur toute
la surface, on y ajoute quelques gouttes de vernis, et on recharge une
dernière fois la surface de deux ou trois tamponnées seulement,
puis avec de l'alcool, progressivement, on épuise toute la gomme
laque qui peut rester dans le tampon (toujours en continuant du huiler)
Enfin , lorsque le tampon ne fume plus, on verse dedans quelques gouttes
d'une solution de benjoin (à 40%) avec une goutte d'huile sur
le linge, et on continue bien régulièrement, de la même
façon que l'on ferait avec le vernis.
Deux à trois fois on ajoute du benjoin, selon la grandeur de
la surface que l'on travaille , mais sur une même partie deux
tamponnées suffisent.
Il ne reste plus maintenant qu'à faire disparaître complètement
la légère couche d'huile fraîche entretenue sur
le vernis .Ce résultat s'obtient soit en utilisant de la "
popote ", soit en continuant à essuyer la surface avec un
tampon très légèrement arrosé d'alcool et
recouvert d'un linge très fin
Pour ralentir l'arrivée de l'alcool qui est dans le tampon, on
peut d'abord tripler, ensuite doubler seulement l'épaisseur de
la toile qui le recouvre.
Si on se sert de la " popote ", quelques
gouttes de celle-ci sont versées dans le creux de la main gauche,
puis en frottant celle-ci contre l'autre , on étale avec les
deux mains mouillées cette popote sur le travail. On essuie aussitôt
avec un dernier tampon bien doux recouvert d'un linge fin.
Il est important de bien éclaircir le vernis à l'alcool
avant de commencer à sécher, car ce n'est ni le benjoin
ni la popote qui pourront faire disparaître les défauts.
Le benjoin ne sert qu'a
donner le brillant et la popote à dégraisser.
Il est prudent de laisser sécher le vernis pendant plusieurs
jours avant d'y déposer un objet car la gomme-laque n'a pas une
grande résistance après l'opération d'éclaircissage.
Il ne faut pas travailler dans un local surchauffé, l'alcool
s'évapore trop rapidement, on peut toutefois ajouter 2 à
3% d'alcool butylique au vernis, surtout lors du remplissage.
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