Teintures
Bouche-pores
Cire
Gomme-laque
Polissage
Retouche


Ebénisterie Generic
La finition

Blanchissage

Les points sombres, les stries et la coloration naturelle du bois s'enlèvent par blanchissage. Il est cependant difficile parfois de décolorer sans abîmer les fibres du bois. Les produits de blanchissage contiennent souvent des produits chimiques forts. Il faut bien protéger l'épiderme et procéder avec la plus grande prudence. Le blanchissage ne doit être effectué que lorsqu'il faut obtenir une coloration uniformément pâle.
Choisissez des bois à colorations pâles si le blanchissage est nécessaire ou souhaitable. Les bois foncés sont beaucoup plus difficiles à rendre pâles. A cause de leur structure et de leur coloration, le frêne, le bouleau, le chêne, l'érable sont plus faciles à décolorer que l'acajou, le pin et le peuplier. Procédez à des essais.
Les agents de blanchissage d'usage courant sont l'acide oxalique et l'hypochlorite de sodium. Le borax agit on tant qu'agent alcalinisant et neutralise, ou contrecarre, l'action de l'acide.
L'acide oxalique peut s'acheter sous forme de cristaux blancs. On obtient un agent de blanchissage doux en dissolvant environ 75gr d'acide dans 1 Litre d'eau chaude.
L'application de la solution d'acide oxalique est suivie de l'application de l'hypochlorite de sodium (eau de Javel). Ces produits décolorent passablement bien la plupart des bois. Une fois l'agent de blanchissage appliqué et séché, il faut le neutraliser ; lavez à l'aide d'une solution de borax contenant environ 25gr de borax par litre d'eau. Toutes les solutions se préparent à l'eau chaude, mais il faut les laisser refroidir avant de les utiliser.
Les produits commerciaux de blanchissage du type bisolutions sont ordinairement très satisfaisants. Il sont vendu sous plusieurs formes sur le marché.
Un produit de blanchissage bisolutions courant est celui qui groupe l'acide oxalique et le bisulfite de sodium. Chacun des deux produits est préparé séparément sous forme de solution d'eau à 5% ou 10%. L'acide s'applique par vaporisation ou à la brosse, et on le laisse sécher. On applique ensuite le bisulfite de sodium. L'action de ces deux produits entre eux donne l'agent de blanchissage, en l'occurrence l'anhydride sulfureux.
Un autre procédé de blanchissage du type bisotutions est celui qui utilise le permanganate de potassium. On l'applique étendu dans une solution de 2% à 10% en une ou plusieurs couches, selon l'effet désiré. Le bois prend une coloration brune qu'on peut éliminer en utilisant une solution de 5% à 10% de bisulfite de sodium. Pour chasser les sels produits par cette réaction chimique, on neutralise partiellement le bois en l'épongeant à l'eau claire.
La plupart des produits de blanchi-sage bisolutions sont essentiellement alcalins. Il faut les neutraliser à l'aide d'une solution d'acide acétique (vinaigre) de 5% à 15% et éponger ensuite à l'eau claire. S'il reste des sels caustiques sur une partie quelconque de la pièce, ils vont abîmer le fini au moment de l'application.
Après le dernier traitement, laissez sécher au moins quarante-huit heures. Le grain du bois a été relevé et il faut le laisser reprendre sa forme. Poncez-le légèrement pour éviter d'aller au-delà de la mince couche de bois blanchi.

La teinture

On emploie une teinture pour changer la couleur d'une surface, ce qui a souvent pour effet de faire ressortir la beauté et le grain du bois. C'est la pre-mière étape du procédé de finition après le blanchissage.
La teinture s'emploie pour apparier la teinte des bois de couleurs pâles à celle de la coloration prédominante ainsi que pour changer la couleur d'un objet entier. Les coulées de sève de couleur plus pâle qu'on remarque dans certains bois, tels que le noyer peuvent être teintes pour s'apparier au bois de coeur, qui est de couleur plus foncée. Des bois qui se vendent à bon compte peuvent être teints de façon à ressembler au noyer ou à d'autres bois d'un coût élevé. Le noyer, le cèdre "le cerisier" ont leur propre coloration naturelle et point n'est besoin de les teindre.
La coloration antique brun orangé est celle qui s'emploie le plus. Une très petite quantité d'orangé ajoutée à toute teinture brun moyen produit la coloration érable antique.
L'objet est teint et on y applique une couche de bouche-pores constituée de gomme laque orangée diluée. On applique ensuite la teinture à essuyer et on l'essuie, ce qui donne l'aspect antique. On ajoute ensuite d'autres couches de fini pour épaissir l'enduit
On peut se procurer une foule de teintures spéciales de couleurs différentes. Elles se divisent en quatre groupes: celles qu'on dissout dans l'eau, celles qu'on dissout dans l'huile, celles qu'on dissout dans l'alcool et celles qui ne relèvent pas le grain du bois.
La teinture à l'eau pénètre on profondeur, donne une meilleure transparence, a moins tendance à s'affadir et ne passe pas dans les couches de fini. Elle ne relève pas le grain et elle est difficile à appliquer, au pinceau ou par essuyage, sans laisser de stries.


Les teintures à l'huile se classent ordinairement on teintures à pigments, ou à essuyer et les teintures d'Imprégnation (solubles dans le benzol, le naphte ou la térébenthine). On peut les acheter on poudre ou prémélangées .
Les teintures à l'huile d'imprégnation s'emploient souvent pour colorer les bouche-pores à bois. Une solution diluée contenant à la fois le bouche-pores et la teinture s'applique parfois par frottage sur le bois pour teindre les bois et obturer les pores on une seule étape. Pour une finition des plus soi-gnées, on ne recommande pas de procéder de cette façon, du fait, principalement, que la teinture à l'huile pénètre ordinairement moins facile-ment le bois que les nombreuses autres teintures.
Les teintures à l'huile ne relèvent pas le grain du bois et sont d'application relativement facile pour l'obtention d'une couleur uniforme. Tout surplus de teinture doit être enlevé car il a tendance à couler. Les teintures pig-mentées (à essuyer) sont supérieures aux teintures d'imprégnation car elles s'affadissent moins.
Appliquez une couche d'huile de lin bouillie à tout le grain d'extrémité exposé avant de teindre, car de cette façon, vous obtenez une coloration uniforme au moment d'appliquer la teinture.
Les teintures à alcool comprennent surtout les teintures à l'aniline solubles dans l'alcool. Elles sont difficiles à appliquer uniformément, s'affadissent rapidement au soleil, coulent et passent à travers la plupart des finis. Comme elles pénètrent facilement le bois, on les emploie couramment pour retaper de vieux meubles.

Bouche-pores

La plupart des matériaux utilisés pour boucher et obturer les pores du bois s'emploient à l'étape de la finition.
Après le ponçage à fond, et même après l'application de la teinture quand on le désire, l'opération la plus importante pour obtenir un excellent fini qui ait suffisamment de corps sur les bois à grain ouvert, est l'application d'un bon bouche-pores. Il ne s'agit pas là d'une couche de fini mais plutôt d'un produit qui sert à obturer les pores du bois.
Le bouche-pores est un produit constitué de silex, d'une silice de quartz pulvérisée et additionnée d'un agent siccatif, d'un solvant (diluant) ainsi que d'un véhicule. Le silex et l'huile de lin bouillie étaient autrefois les principaux ingrédients des bouche-pores. On y a ajouté par la suite de petites quantités de siccatif à la laque japonaise ainsi que de la térébenthine, et la farine de bois est venue remplacer le silex, de sorte qu'on a obtenu un genre différent de bouche-pores.
Les bouche-pores à bois se présentent à l'état de pâte ou de liquide. Le bouche-pores en pâte sèche lentement à cause de l'huile de lin qu'il contient. On peut le diluer à l'huile de lin ou à la térébenthine, mais il faut le laisser sécher de douze à quarante-huit heures, selon la teneur en huile, avant d'appliquer la couche d'apprêt. L'huile a tendance à se répandre et sert de lubrifiant lors de l'application du bouche-pores, en plus de contribuer à rehausser la coloration naturelle du bois.
La couche d'apprêt à la gomme laque est la plus appropriée à appliquer sur ce genre de bouche-pores à l'huile car les apprêts au vernis laque ont tendance à se fendiller et à prendre une texture type "pelure d'orange. si le bouche-pores n'est pas parfaitement sec. Certains artisans préfèrent appliquer une couche dilué, de gomme laque (1 partie de gomme laque pour 6 à 7 parties d'alcool) avant de boucher les pores des bois qui ont des pores exceptionnellement larges, comme l'acajou et le frêne.
Les bouche-pores en pâte mis au point récemment sèchent très rapidement à cause des véhicules de
produits qui sont à base de résines synthétiques. Un diluant tout usage qui convient bien pour la plupart de bouche-pores est le naphte utilisé par les fabricants de vernis et les peintres. Un temps de séchage minimal de deux heures est recommandé selon les diluants utilisés pour la pâte ou le liquide.
Le bouche-pores liquide se fabrique ordinairement à partir de vernis peu coûteux et d'une petite quantité de silex. On l'emploie souvent pour les morceaux d'un prix peu élevé qui sont faits de bois à grain modérément serré Le bouche-pores en pâte à consistan-ce faible donne ordinairement les résultats les plus satisfaisants.
Il est fortement recommandé de se conformer à la marche à suivre indiquée ici pour boucher les pores de bois aux couleurs naturelles ou teintes:
1. Appliquez une couche de gomme laque diluée sur la teinture ou sur les bois à coloration naturelle et à pores larges (frêne, chêne, acajou) avant de procéder à l'application du bouche-pores.
2. Diluez le bouche-pores de façon à le rendre à la consistance appropriée à son utilisation. Colorez-le ou teintez-le au besoin. Ainsi, le bouche-pores teint en blanc fait ressortir la beauté du grain du chêne et du frêne
3. Appliquez le bouche-pores dans le sens du grain à raison d'un à deux pieds carrés, ou d'un élément entier d'un objet, à la fois .Utili-sez à cette fin un chiffon ou un pinceau.
4. Laissez le bouche-pores sécher jusqu'à ce qu'il prenne un aspect mat. Ne laissez pas le bouche-pores sé-cher sur le dessus des surfaces de bois car il durcit et il faut souvent racler et poncer pour l'enlever.
5. Frottez le bouche-pores transver-salement au grain en utilisant du jute, des chiffons grossiers ou la paume de la main. Appliquez suffisamment de pression pour pousser le bouche-pores jusqu'au fond des trous. Le bouche-pores qui n'occupe que la portion supérieure des pores peut s'af-faisser ou se détacher une fois qu'il sera sec, tout particulièrement lors de la finition au pinceau. L'air retenu au fond des pores non parfaitement obturés peut s'échapper à travers le fini et entraîner la formation de bulles et d'ampoules dans les couches de fini-tion de la surface.
6. Frottez les surfaces planes trans-versalement au grain on utilisant du jute propre ou des copeaux filamen-teux (laine de bois). Cela a pour effet d'enlever le gros de l'excédent de bou-che-pores en plus de pousser le pro-duit plus avant dans les pores .
7. Enlevez le surplus de bouche-pores de tous les angles à l'aide d'un
chiffon, d'un bâtonnet ou d'une spatule à mastiquer .
8. Utilisez de l'étamine ou un autre tissu doux pour essuyer suivant le sens du grain, enlever les stries de même que tout surplus de bouche-pores à la surface .
9. Laissez le bouche-pores d'obtu-ration sécher complètement avant de procéder aux autres travaux de finition.


Les bois à grain serré n'ont pas besoin d'être enduits d'un bouche-pores. Il faut cependant y appliquer une couche d'apprêt qui permette de constituer la couche de fini. Sur les bois à grain ouvert, il faut appliquer une couche d'apprêt une fois le bouche-pores frot-té au préalable.
On applique une ou plusieurs couches d'apprêt. Elles empêchent le coulage des teintures ou des bouche-pores et obturent (ferment) les pores et les fibres, ce qui constitue une bonne base pour les couches de finition subséquentes. A titre de première couche de finition, les apprêts empêchent l'absorption d'humidité ainsi que l'absorption des autres couches de finitions.
Comme les matériaux à base d'huile ont tendance à couler, il convient d'utiliser un apprêt de type gomme laque sur toutes les teintures à base d'huile ainsi que sur les bouche-pores. Il faut laisser sécher une telle couche d'apprêt durant au moins deux heures. Les apprêts au vernis doivent être laissés à sécher au moins durant une nuit avant le ponçage.

Les cires

La cire qui s'emploie comme fini ou pour polir et protéger d'autres finis doit être renouvelée périodiquement pour qu'elle conserve la surface luisante. Elle ne peut résister à l'eau ni à la chaleur excessive.
La cire de carnauba (brésilienne) est le plus important agent naturel de polissage. On la tire d'une espèce de palmier qui pousse au Brésil. C'est la plus dure des cires naturelles car elle ne fond qu'à 185°F. La cire de carnauba est ordinairement additionnée d'autres cires, telles que la cire d'abeilles (cire modérément dure produite par les abeilles), la cérésine (cire dure à base d'hydrocarbures ou la paraffine (cire molle tirée du pétrole) pour qu'elle s'amollisse et devienne plus facile à utiliser.
La térébenthine est le produit qui s'emploie le plus couramment pour dissoudre ou diluer les cires.
L'huile de lin à l'état brut se tire de la graine de lin broyée. Il faut souvent à l'huile de lin brute une semaine pou, sécher, mais ce produit laisse sur le bois une pellicule tenace. L'huile de lin utilisée pour la finition des meubles est portée à ébullition dans une marmite pour être mélangé uniformé-ment. L'huile ainsi traitée sèche en douze à vingt-quatre heures.
Les finis à l'huile ou à l'huile et à la cire donnent une belle surface au noyer, au cèdre et au cerisier rouge foncé. Ce fini attrayant ne dépend pas forcément de la quantité d'huile utilisée mais plutôt des opérations répétées de frottage entre les couches. Ce fini s'applique souvent sur les meubles an-ciens de couleur foncée. Il n'offre ce-pendant pas la protection des autres finis et il faut bien des jours pour que le fini prenne un beau satiné (fini luisant). Les teintures passent à travers les finis à l'huile et il n'est pas recom-mandé d'en mettre sous les finis à l'huile.

Fini à l'huile et à la cire d'abeilles:


1. Coupez environ 25gr de cire d'abeilles on copeaux fins. Placez-les dans un peu de térébenthine. Laissez reposer le mélange une dou-zaine d'heures.

2. Chauffez le mélange.

3. Quand le mélange est chaud, versez-y en brassant environ un peu d'huile de lin bouillie. Chauffez au bain-marie jusqu'à ce toute la cire soit dissoute.

4. Appliquez avec soin sur le bois une couche mince du mélange chaud.
Utilisez un pinceau ou un morceau de tissu doux pour appliquer le mélange. Frottez vigoureusement la surface avec un morceau de tissu doux.

5. Laissez le bois sécher pendant douze heures ou plus.

6. Chauffez à nouveau le mélange. Reprenez l'étape 4 plusieurs fois. La cire et l'huile ont tendance à obturer les pores des bois à grain ouvert. Le frottage vigoureux de chaque couche et l'enlèvement soigné de tout excès de cire constituent le secret pour obte-nir un beau fini satiné.Application de la gomme laque

Le vernis au tampon

Les premiers travaux de vernissage au tampon semblent dater du milieu du XVIIIe siècle, soit vers le fin du règne de Louis XV (1710-74).
Le vernis au tampon est employé pour les travaux en bois de pores fins, tel que le noyer, l'ébène, l'érable , le cerisier.
Il n'est pas à conseiller de polir les bois de chêne, leurs pores sont trop grands pour ce travail délicat.
Le vernis au tampon se fait en trois opérations : Le remplissage, la recharge et l'éclaircissage.
Les travaux à vernir au tampon doivent être d'une fabrication impeccable et d'un fini parfait.
Ils seront poncés au papier de verre très fin avant de commencer le vernissage, il sera brossé à la brosse souple et passé au chiffon poisseux. ( à suivre)

A.Outils et matières premières nécessaires.

Le tampon :Il est fait au moyen d'un morceau de tissu tricoté (vieux bas) que l'on ramasse sur lui-même pour former une boule, de la grosseur d'une petite pomme. Ce tampon est recouvert d'un morceau de lin usagé. Il se conserve dans une boîte métallique.
Le coton à vernir : sert pour le vernissage des moulures et sculptures. Il est fait de vieux chiffons défilés.
Le Buffle : se compose d'une bande de feutre d'environ 6cm de largeur, que l'on roule très serrée, pour former un cylindre d'environ 5 à 6 cm de diamètre.
On laisse tremper celui-ci pendant plusieurs mois dans de l'huile de lin et puis sécher complètement.
Il servira à buffler les surfaces vernies après la première et deuxième couches. Pour cette opération on met quelques gouttes de vaseline sur le buffle et on saupoudre avec de la ponce très fine, ensuite on frotte.
L'alcool : on emploie l'alcool éthylique dénaturé à 95°. La bouteille sera d'une contenance de 1/2L. dans le bouchon on fait une petite rainure pour en faire un goutte à goutte.
Le vernis :est un mélange d'alcool éthylique et de gomme laque, environs 200gr de gomme laque pour un litre d'alcool.
Boîte à ponce : la ponce en poudre qui sert à remplir est mise dans une petite boîte dont le couvercle est percé de petits trous, on s'en sert comme d'une salière.(vous pensez à la même chose que moi…)
La " popote " : désigne un mélange d'eau acidulé à 10° et de tripoli en poudre. Elle sert au dégraissage du travail avant l'éclaircissage.
Le tripoli :est une substance minérale jaune à grain très fin. Il est employé pour dégraisser pendant l'opération d'éclaircissage.
La pierre pourrie :Utilisé pour le ponçage fin, son nom vient de l'odeur désagréable qui en émane.
Benjoin : Résine de différents arbres d'Asie tropicale, également utilisé en pharmacie et en parfumerie.
Le chiffon poisseux : morceau d'étamine (étoffe peu sérrée) traité chimiquement. Il retient les particules de laine de d'acier, les saletées, les charpies et les sciures que le tissu ordinaire sec ne retient pas.
Pour le réaliser vous-même, utilisez un morceau de coton, imbibez-le d'eau chaude, tordez-le légèrement et versez-y quelques gouttes de térébenthine et 2 petites cuillères de vernis. Il faut le garder dans un bocal hermétique et ajouter régulièrement quelques gouttes d'eau et de térébenthine.

 


B.Exécution du vernissage au tampon:


Les pièces à vernir seront huilées à l'huile de vaseline puis poncée au moyen de papier de verre très fin, même usé( frottez deux feuille l'une contre l'autre), puis on essuiera la surface avec un linge pour enlever l'excédent d'huile.

1.Le remplissage :
Pour ramollir, on saupoudre le bois de ponce en poudre fine que l'on tamponne de la façon suivante :
Le tampon de laine est arrosé d'alcool à vernir et malaxé bien complètement jusqu'à ce que toute sa masse soit régulièrement mais légèrement humide. Quelques gouttes de vernis gomme laque sont ajoutées ( 5 à 6), puis on malaxe à nouveau entre les doigts pour avoir un mélange homogène. Enfin le tampon de laine est formé en boule, et sur la partie qui semble la plus lisse et qui sera appliquée sur le bois, on ajoute en les étalant avec le doigt deux ou trois gouttes d'huile de vaseline. Ce tampon est alors recouvert avec la grosse toile de lin. Pour s'assurer qu'il est humide sans excès, on le tape sur la paume de la main gauche, et immédiatement après, on frotte en appuyant énergiquement sur le bois en faisant des ronds et des huit, pour faire rouler et pénéter la poudre de ponce dans les pores du bois.
Il faut pratiquer de telle sorte qu'il n'y ait qu'une très faible proportion de vernis dans le bois en commençant, pour laisser toujours à la ponce, qui est un corps dur et insoluble, le soin de constituer un fond inaltérable à l'action de l'air et aux changements de température.
C'est pour cette raison que, si l'on fait usage d'huile de lin, il faut mettre aussi peu que possible car l'huile qui se trouve dans le bois se rétracte en séchant et fait tirer le vernis.
Après avoir donné deux ou trois tamponnées qui auront pour ainsi dire imperméabilisé le bois, on peut faciliter la marche du tampon en augmentant la quantité d'huile de vaseline sur la toile.
Il est important de ne pas mettre trop d'alcool à la fois dans le tampon.
Au fur et à mesure que l'on frotte le tampon, on entretient l'humidité de celui-ci avec l'alcool, et l'on continue d'ajouter quelques pincées de ponce .
Dès que le bois commence à se boucher, à prendre une teinte plus douce et même briller légèrement on modère l'addition de la ponce et de l'alcool, en ajoutant un peu de vernis et toujours quelques gouttes d'huile.
Il faut avoir bien soin, et j'insiste particulièrement sur ce point, chaque fois que l'on mouille le tampon, de bien le malaxer en le pressent entre les doigts.
Bien entendu, on relève toujours la toile du tampon pour verser l'alcool et le vernis dans la laine. La toile sert de filtre et de régulateur.
Après avoir bien rempli le bois, on le charge une première fois en vernis, de façon que l'ensemble du travail soit régulièrement brillant de vernis et non pas d'huile.
On aura soin de passer le tampon légèrement sur les parties éminentes, et les bords, alors que l'on appuiera fortement sur les plats, quoique en principe, il faille, d'une manière générale, appuyer bien énergiquement sur le tampon, surtout pendant le remplissage, afin d'étendre régulièrement le vernis, de le faire pénétrer dans le bois, sans laisser à sa surface des amas de ponce.
On facilite cette tâche en ajoutant constamment quelques gouttes d'huile de vaseline sur le travail.
Le remplissage étant terminé et le bois légèrement chargé de gomme laque, il faut laisser le travail sécher ; on dit que le vernis " se repose ".
24h après, plus si l'on peut, on procède à une deuxième opération, qui a pour but de charger la surface en vernis.
Il est recommandé d'espacer le plus longtemps possible les différentes opérations du vernissage, car plus le vernis est fait lentement, meilleur il est.
2.Rechargeage :
Avant de commencer à recharger en vernis, on examine bien soigneusement le travail et on recherche les défauts qu'il peut y avoir ; il faut se rendre compte s'il y a des fibres levées, auquel cas on buffle les parties qui en ont besoin , il faut voir s'il ne s'est pas déclaré des gerces dans le bois, gerces que l'on recollera ou que l'on réparera.
S'il y a des incrustations métalliques, elles seront nettoyées, et on leur donnera un peu de brillant en les polissant avec un mélange de terre pourrie bien fine et de l'huile.
Quelques tamponnées de vernis seront données sur les parties qui ont été retouchées et où le vernis a pu être légèrement altéré, à seule fin de mettre l'ensemble du travail au même degré de remplissage et de brillant.
Si cela est possible, on laissera sécher cette mise au point pendant quelques heures.
On recommence alors à tamponner avec un mélange d'alcool et de vernis dans le tampon, en saupoudrant légèrement de ponce de façon à compléter le remplissage, car la première couche pourra s'être retirée pendant le séchage.
Il ne faut pas craindre d'ajouter constamment quelques gouttes d'huile de vaseline sur le travail, huile que l'on répartit du bout des doigts sur l'ensemble du vernis pour que le tampon en rencontre un peu partout sur son passage, ce qui l'empêchera de coller.
Si l'on constate une petite inégalité dans la répartition du vernis il faut mouiller le tampon, d'alcool seulement ; bien le malaxer et ensuite travailler la surface vernie très énergiquement, jusqu'à ce que les défauts que l'on avait constaté aient disparu.
Si l'excès de vernis est trop fort par endroits, on passe le buffle. A ce degré du travail, on voit le vernis
" fumer ", c'est-à-dire que chaque passage du tampon fait un brouillard sur le vernis, brouillard qui disparaît presque aussitôt, absolument comme une fumée dans l'air ; cela est produit par l'évaporation rapide de l'alcool.
On termine par un coup de tampon, en long de préférence, et on le laisse à nouveau sécher, pour terminer 24h après par l'éclaircissage.
Il faut éviter de trop charger en vernis, car la teinte du bois de se trouverait dénaturée par la couleur de la gomme-laque.

3.Eclaicissage :
Comme son nom l'indique, cette opération a pour but de rendre le vernis " clair ", c'est-à-dire de le débarrasser de toutes les traces de tampons qui sont dessus après la deuxième couche de vernis.
Ces traces sont toutes dues (si les opérations précédentes ont été bien faites) à l'huile dont on c'est servi.
Supposant un travail bien préparé, il faut commencer par l'essuyer avec un chiffon sec pour le débarrasser de ses poussières, puis avec la paume de la main, on passe rapidement quelques gouttes de popote, ou simplement de l'eau acidulée avec du vinaigre, et on essuiera le tout.
On constate à ce moment qu'il subsiste dans le vernis des traînées grises, dues à l'huile qui est restée bien adhérente dans le vernis. Pour éclaircir ce vernis, on le travaille avec un tampon dit " à éclaircir ", contenant exclusivement de l'alcool en petite quantité, et un peu d'huile sur le linge qui le recouvre ;
Il faut tamponner franchement, en mouillant peu à la fois, pour ne pas détremper le vernis de fond, et lorsqu'au bout de quelques minutes, suivant l'importance du travail, l'on sent que le tampon marche bien, c-à-d qu'il fume bien régulièrement sur toute la surface, on y ajoute quelques gouttes de vernis, et on recharge une dernière fois la surface de deux ou trois tamponnées seulement, puis avec de l'alcool, progressivement, on épuise toute la gomme laque qui peut rester dans le tampon (toujours en continuant du huiler)
Enfin , lorsque le tampon ne fume plus, on verse dedans quelques gouttes d'une solution de benjoin (à 40%) avec une goutte d'huile sur le linge, et on continue bien régulièrement, de la même façon que l'on ferait avec le vernis.
Deux à trois fois on ajoute du benjoin, selon la grandeur de la surface que l'on travaille , mais sur une même partie deux tamponnées suffisent.
Il ne reste plus maintenant qu'à faire disparaître complètement la légère couche d'huile fraîche entretenue sur le vernis .Ce résultat s'obtient soit en utilisant de la " popote ", soit en continuant à essuyer la surface avec un tampon très légèrement arrosé d'alcool et recouvert d'un linge très fin
Pour ralentir l'arrivée de l'alcool qui est dans le tampon, on peut d'abord tripler, ensuite doubler seulement l'épaisseur de la toile qui le recouvre.
Si on se sert de la " popote ", quelques gouttes de celle-ci sont versées dans le creux de la main gauche, puis en frottant celle-ci contre l'autre , on étale avec les deux mains mouillées cette popote sur le travail. On essuie aussitôt avec un dernier tampon bien doux recouvert d'un linge fin.
Il est important de bien éclaircir le vernis à l'alcool avant de commencer à sécher, car ce n'est ni le benjoin ni la popote qui pourront faire disparaître les défauts.

Le benjoin ne sert qu'a donner le brillant et la popote à dégraisser.
Il est prudent de laisser sécher le vernis pendant plusieurs jours avant d'y déposer un objet car la gomme-laque n'a pas une grande résistance après l'opération d'éclaircissage.
Il ne faut pas travailler dans un local surchauffé, l'alcool s'évapore trop rapidement, on peut toutefois ajouter 2 à 3% d'alcool butylique au vernis, surtout lors du remplissage.

Polissage

On emploie parfois le terme frottage pour désigner l'utilisation du papier de verre, de la laine d'acier, de la pierre ponce et des autres abrasifs. Le lissage du fini entre lu couches de fond rend uniforme la surface sur laquelle la dernière couche adhère parfaitement. Le ponçage de la dernière couche élimine les imperfections, les particules de poussières et les rides. On obtient de cette façon une surface parfaitement qui prend l'aspect du verre.

1. Poncez la première couche à l'aide d'un abrasif à sec, si vous utilisez de l'eau, elle va probablement s'infiltrer sous cette première couche qui est mince. Utilisez du papier de 200.
Divisez une feuille ordinaire on huit morceaux. Frottez ces petits morceaux entre eux pour ne pas émousser le grain .

2. Poncez la deuxième couche et les couches subséquentes jusqu'à la dernière, à l'aide de papier 400.
La laine d'acier convient parfaitement au ponçage de la gomme laque .
Le papier de carbure de silicium qui peut s'employer à sec ou par voie hu-mide s'emploie on association avec un lubrifiant pour poncer les finie à la laque et au vernie. Il faut toujours utili-ser l'huile comme lubrifiant de ponçage de la gomme laque, jamais d'eau.
L'eau est un excellent lubrifiant pour le ponçage des finis, à l'exception de la gomme laque. Posez le papier sur un tampon de feutre ou de liège .ce qui contribue à donner une surface lisse et plane. Poncez dans le sens du grain on autant que la chose est possible.

3. Nettoyez la surface poncée avec un chamois ou un chiffon doux, à l'état humide. Poncez les endroits qui doivent être lissée davantage.

4. La pierre ponce des s'emploie pour le premier ponçage de la dernière couche de vernis. Utilisez un petit contenant à couvercle do tamisage (une salière, par exemple)
pour saupoudrer de généreuses quan-tités de pierre ponce pulvérisée sur la surface. Mouillez-la pour en faire un mélange pâteux. Poncez dans le sens du grain.

5. La laque est plus difficile à strier que le vernis et vous pouvez poncer la dernière couche avec du papier hydrofuge posé sur un feutre épais et généreusement lubrifié à l'eau. On peut également utiliser le naphte pour lubrifier la laque afin d'obtenir un beau fini satiné.

6. De temps à autre, essuyez une portion avec le côté de votre main pour la nettoyer et vérifier l'état de la surface poncée. Une fois toutes les portions poncées, nettoyez-les à l'eau avec un chiffon doux ou un chamois.
Enlevez la pâte qui pourrait se trouver dans les angles ou les retraits à l'aide d'un chiffon.

7. Reprenez les opérations de ponçage, cette fois à l'aide de pierre pourrie et d'huile comme lubrifiant. La pierre pourrie polit mais n'attaque pas les surfaces.
Frottez le mélange avec vos doigts, la paume de la main, une éponge ou
un chiffon doux. Après le dernier ponçage, nettoyez à l'eau puis, en tout dernier lieu, utilisez un chiffon doux additionné d'un peu de benzène (naphte).

8. Appliquez une couche ou pus de cire à meubles de bonne qualité Laissez la surface devenir mate (environ 10 minutes). Frottez avec un chiffon doux jusqu'à l'obtention d'un beau lustré. N'appliquez la cire qu'à une petite portion de la surface à la fois. Laissez la cire polie sécher durant plusieurs heures. Recommencez une ou plusieurs fois.

Retouches-Finitions

 

La préparation (à suivre)

 

 

 





L'arbre Le traçage Assemblages L'outillage Débitage